Je reçois à l'instant un mail de mon frangin qui m'a bien fait rire.
"Sophia m'a offert pour Noël "The Great Philosophers" (tu les reconnaitras), des marionnettes à doigts. Marrant. On les a mises sur le frigo. Régulièrement on les met dans un sac que j'ai nommé "le Grand Désordre" et on les tire au sort. Le gagnant a droit à sa citation, tirée au sort elle aussi, dans l'un des ouvrages de ma bibliothèque philo.
Ah oui ils dansent aussi. Même que Nietzsche marche sur les pieds de Kant. Exprès."
"Now are you ready to play the game? NO! Are you ready to play the game? YEAH!
The Game Playing to survive Aiming to win anyway they can."
- Jurassic 5 - The Game.
"Le concept du festivisme est pour moi symbolique. C'est entre autres choses le symbole de notre farandole au bord du gouffre. De notre renoncement collectif face aux exigences du sens, de l'histoire, de l'épaisseur du temps. Face à nos responsabilités. Nous dansons pour fêter l'irréel, nous dansons pour fêter nos lubies foireuses, nous dansons pour fêter notre propre caricature. Nous nous gargarisons de notre esperanto. Nous dansons, nous nous agitons en tous sens, nous braillons et nous nous récrions avant que le vieux monde ne nous rattrape et ne nous prenne à la gorge. Ce monde dans lequel les hommes sont encore des hommes au sens historique du terme. Pas seulement des citoyens du monde. Pas exclusivement des consommateurs avides. Des hommes dans leur nudité sauvage, quelles que soient leurs couleurs, leurs origines, leurs religions. Des hommes d'identité, des hommes de territoire, des hommes de passions. De raison aussi, parfois. Mais de passions surtout. Des vivants.
Le MRAP, écrivais-je, a raison de faire ce qu'il fait. Et le CRIF aussi. Il y a que je ne crois plus à la sentence de Clermont-Tonnerre. MRAP et CRIF se battent pour les leurs, c'est ainsi. Le MRAP et le CRIF ne croient pas trop que la France soit "un conglomérat de peuples qui veulent vivre-ensemble", comme l'a dit Eric Besson. Ils ne sont pas aussi naïfs. Pas aussi stupides. Le MRAP et le CRIF se battent pour gagner leur place au soleil. Leur place dans le sale monde dégoutant de demain. Le monde qui nous est aujourd'hui vendu comme le projet définitif d'une humanité nouvelle enfin apaisée, post-tout-ce-que-vous-voudrez, mais qui sera fort probablement rien moins qu'un mélange de tristesse tiers-mondiste et de crétinisme modernolâtre. Je n'en veux pas au MRAP de m'avoir foutu sur une liste merdique. Je n'en veux pas au MRAP de frayer avec un tas d'antisémites musulmans, de trouver des excuses aux poseurs de bombes et autres accrocs au fusil-mitrailleur. Je n'en veux pas au MRAP de militer pour que les musulmans de demain, en France, se sentent comme chez eux, car ils seront chez eux, et ils le sont déjà bien évidemment. Je n'en veux pas au CRIF de protéger les fesses des juifs, d'intriguer, de faire jouer les leviers à leur disposition. Je n'en veux pas au CRAN, ou à Lillian Thuram cet aimable plaisantin, de protéger les intérêts des noirs. Ils ont tous raison. Mille fois raison. Ils ont compris la règle du jeu. Cette règle que j'ignorais, moi, le blanchouille lambda, l'abruti seul et atomisé avec ses bouquins et sa candide cervelle. Cette règle qui dit qu'il n'y a de place que pour ceux qui sont en mesure de remporter la bataille pour la vie."
Pour faire bonne figure et tacler tout de suite les accusations impulsives autant qu'injustifiées qui pourraient s'élever, je vous invite également à lire l'interview de Lillian Thuram dans Madame Figaro (ouais, bon, ahah), dont voici quelques extraits, parce que je le considère quand même davantage que comme un "aimable plaisantin" (à mon avis il a, qu'on considère cela comme une bonne ou une mauvaise chose, une ambition présidentielle - à long terme, bien sûr, je le vois pas se présenter en 2012).
"Pour qu’il y ait moins de souffrance et de violence, donnons aux enfants des « étoiles » de toutes les couleurs et de tous les sexes, dans lesquelles ils pourront piocher . Parlons-leur du pharaon nubien Taharqa, d’Ésope, qui a inspiré les « Fables » de La Fontaine, d’Anne Zingha, charismatique princesse du prospère royaume d’Angola au XVIIe siècle, ou du scientifique Cheikh Modibo Diarra, père des sondes de la NASA. Et les préjugés vont tomber. Ils comprendront que ce n’est pas la couleur de peau qui détermine les qualités intrinsèques des hommes.
Selon un récent sondage, 80 % des Français ne connaissent les peuples noirs qu’à travers la colonisation, la traite et l’apartheid. Or, au moment de l’esclavage aux Antilles, existait le servage en France. L’esclavage, c’est l’oppression de l’homme par l’homme, et non une confrontation entre Noirs et Blancs. Ce prisme conditionne toujours notre regard."
Voilà, ce qui me frappe quand même entre les deux discours c'est leur ton radicalement différent. Hank, qui développe un accent global, parle de l'Homme et de liberté. Thuram, au verbe résolument plus intimiste, parle d'individus et d'Égalité.
Ça y est. On y arrive. La superposition du réel et du virtuel sansl'interposition du hardware. Ça vous rappelle quelque chose ? 7ème protocole, Serial Experiments Lain et tout le bazar...?
Tout ce que vous avez pu voir sur la réalité augmentée c'est du pipi de chat comparé à ce que Pranav Mistry, du MIT, a présenté en novembre 2009. Ne vous laissez pas tromper par le début de la vidéo, c'est à partir de 5:00 que ça décolle (et je ne saurais trop vous conseiller l'intégration des sous-titres - disponibles en français - car l'accent du monsieur est loin d'être oxfordien ^^).
Ce type est clairement génial.Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé (standing ovation à la fin).
On est prié de cliquer sur l'image pour l'admirer dans un format à peu près acceptable.
En mourant, une étoile émet gaz, poussière et glace. Ceux-ci prennent la forme d'un fantastique nuage appelé nébuleuse.
La nébuleuse de l'Aigle, étiquetée M 26, est située à environ 7000 années-lumière de la Terre et couvre environ 20 années-lumière. Elle est visible avec des jumelles en direction de la constellation du Serpent. La fine colonne verticale de poussières d'étoiles en formation que l'on voit au centre de l'image un peu à gauche, est connue sous le nom de la fée de la nébuleuse de l'aigle.
L'image ci-dessus combine trois couleurs émises spécifiquement et a été prise par le télescope de Kitt Peak, en Arizona, aux USA.
Le télescope spatial a très souvent photographié la nébuleuse de l'Aigle. L'image acquise en 1995 montrait déjà des détails très fins à l'intérieur de ses piliers de gaz, véritables pouponnières stellaires. De loin, ça ressemble à un aigle. Un examen plus attentif de la Nébuleuse de l'Aigle, montre que la brillante région est en réalité une fenêtre au centre d'une plus grosse coquille sombre de poussière. A travers cette fenêtre, un atelier très illuminé apparaît là où tout un amas ouvert d'étoiles est en train de se former.
Dans cette cavité, de hauts piliers et des globules ronds de poussière sombre et de gaz moléculaire froid demeurent là où les étoiles continuent à se former. Plusieurs jeunes étoiles brillantes bleues sont déjà visibles. Leur lumière et leurs vents soufflent les filaments restants ainsi que les murs de gaz et de poussière.
Le futur du jeu non-vidéo réside-t-il dans la vidéo ?
Voilà ce que j'appelle de l'innovation intéressante en matière de jeux de rôles/jeux de plateaux.
Toujours est-il que je reste de l'avis de l'auteur de l'article (qu'il faut cliquer ici pour lire, donc. Je sais c'est dur) : une partie du plaisir des jeux de plateaux réside dans la manipulation de pièces en carton ou en bois, dans le déplacement de figurines, dans le tirage de cartes. Ce ne sont pas des écrans miniatures et des images mobiles qui vont rendre le jeu de plateau obsolète.
"Pour transporter un nombre égal de personnes, il faut de quatre à vingt fois plus de surface de voirie avec l'automobile qu'avec les transports collectifs. Au prix du mètre carré dans le centre des grandes agglomérations et même des moins grandes, il est clair que l'automobile privée ne devrait pas pouvoir concurrencer les transports publics. Les dépenses de voirie, dans les grands villes, sont d'ores et déjà la cause majeure de l'endettement des communes, au détriment des autres dépenses d'équipement. Mais les pouvoirs publics et les élus locaux, soit par souci électoral, soit pour ne pas déplaire aux constructeurs d'automobiles et à leurs nombreux alliés, n'ont pas su dissuader en temps utile la circulation automobile individuelle intra muros par une sévère réglementation ou par la taxation. Ainsi la moyenne de vitesse des automobiles particulières est-elle tombée bien au-dessous de celle des fiacres du début du siècle dernier, la pollution de l'air atteint parfois des seuils d'alerte, le stationnement toléré ou abusif aboutit à la destruction de tout espace public."
- Maurice Parodi
Notez bien que la citation concerne les déplacements intra muros, donc à l'intérieur des villes. En ce qui concerne les déplacements de moyenne et grande distance, je suis bien d'accord que l'automobile offre une liberté individuelle impensable autrement. Et inutile de faire le rapprochement avec la culture automobile étasunienne puisque les villes y sont conçues de manière à ce que la possession d'une voiture soit indispensable, ne serait-ce que pour faire une course (ce qui pour le coup s'éloigne beaucoup de l'idée de liberté véhiculée par l'imagerie d'Épinal propre à l'industrie automobile).
Intéressant aussi, sur le transport routier (camionnage) :
"Il faut bien voir les causes exactes de la concurrences victorieuse de la route [sur le rail]. Elles tiennent à ce que les chemins de fer supportent le double poids de charges fixes très lourdes et d'une interprétation erronée du service public, alors que les transporteurs routiers, sous la pression de la profession et des constructeurs de véhicules, ne supportent pratiquement aucune part des frais d'infrastructure ni des coûts sociaux, qu'ils infligent généralement à la collectivité. La suppression de la coordination rail-route a amorcé une dangereuse évolution au profit exclusif des transporteurs routiers et des constructeurs de véhicules, mais au détriment de la collectivité."
Cette nuit j'ai rêvé que je trouvais les DVD de la suite de l'anime Serial Experiments Lain. Le scénario tel que je l'ai rêvé :
2035. Les robots prospèrent dans les décombres des villes, sur les ruines de l'humanité. L'un d'entre eux repère une jeune humaine au détour d'un amas de débris. Il se prépare à la tuer mais au lieu de fuir celle-ci tombe à genoux et se met à prier. Intrigué car cela ne correspond pas aux schémas comportementaux qu'il a compilé, le robot décide de l'épargner pour l'examiner. En comparant ses propres données avec celles de ses semblables, le robot découvre la notion de religion. Bientôt les machines appréhendent le concept de Foi et deviennent religieuses, au grand désagrément de la jeune fille qu'ils ont choisie comme Messie. Elle hait ces machines qui sont responsables de la quasi-extinction de la race humaine. Les robots prétendent à la conscience mais elle refuse d'admettre cette éventualité.
Du fait de sa promiscuité forcée avec les machines, elle découvre certaines de leurs coutumes, ou plutôt de leur routine. Tous les jours à la même heure les machines cessent leurs activités pour se connecter à un réseau central qui diffuse alors une "émission", le Jeu de Turing, une sorte de grand quizz auquel toutes les machines participent. Aucune n'a encore réussi à gagner ce concours en répondant correctement à toutes les questions. L'adolescente s'intéresse de près au jeu et finit par accéder, à l'aide d'un vieil ordinateur inconscient, au réseau central. Elle participe à l'émission et gagne. Quand ils découvrent que c'est elle qui a remporté la victoire, les machines sont déconcertées. Un schisme se fait jour dans la nouvelle religion. Une guerre éclate. La jeune fille disputée par les deux bords finira écartelée (bras en croix, en figure christique) par deux prétendants à l'orthodoxie. Réveil.